Les confidences de Thauvin sur son départ de l’OM.

Joueur des Tigres UANL au Mexique, Florian Thauvin est revenu sur son passage à l’Olympique de Marseille. Il a notamment confié avoir vécu une dépression sur la Canebière.

Auteur de 86 buts sous les couleurs olympiennes, Florian Thauvin a quitté l’Olympique de Marseille à l’été 2021 pour rejoindre André-Pierre Gignac, un autre ex-olympien, aux Tigres UANL à Monterrey au Mexique. Invité de Rothen ce vendredi sur RMC dans son émission « Rothen s’enflamme », l’international français est revenu sur son passage à l’OM.

« Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en signant à l’OM, c’était un rêve de gamin. Donc j’avais réussi à réaliser mon rêve et aussi eu la chance de devenir champion du monde à l’époque quand j’étais à l’OM. (…) J’ai passé sept ans à l’OM, c’est un club extraordinaire, c’est un club qui est magnifique, mais c’est un club qui est dur. Il y a énormément de pression au quotidien et je t’avoue que je suis passé par de moments difficiles, notamment psychologiquement où certaines choses ont été difficiles à avaler », a-t-il d’abord expliqué, avant de poursuivre.

« Mentalement, tu as le moral dans les chaussettes »

« C’est un club très souvent même tout le temps sur le devant de la scène, donc il y a une obligation de résultat. (…) Tu fais souvent l’ascenseur émotionnel. C’est un club qui a une grande passion mais quand tu joues bien une semaine, tu es le meilleur joueur du monde et la semaine d’après tu n’es plus à mettre sur le terrain. Ce sont des choses que j’ai eu du mal à vivre et ç’a duré de longues années et à un certain moment j’ai perdu cette passion. À une certaine période, c’était une sorte de dépression parce que tu as le moral dans les chaussettes et la dépression, ça part de là »

Joueur de l’OM entre 2013 et 2021, Florian Thauvin s’est aussi exprimé sur son départ l’été dernier. Pour lui, le principal responsable est Jacques-Henri Eyraud, alors président de l’Olympique de Marseille.

« C’est lui qui était président quand il me restait un an de contrat. Moi j’ai longuement poussé pour une prolongation, mais lui n’avançait pas sur ce sujet. Quand je sortais de mes très hautes saisons notamment après la coupe du monde, le président il demandait 80 millions pour moi et c’était beaucoup trop. (…) Quand je reviens de blessure, il me reste un an de contrat et en fait si tu veux, j’attendais de la part du club, du soutien du club à ce moment-là. Avec ce que j’avais fait à l’OM, ils savaient ce que je pouvais leur apporter sur le terrain, je pense qu’au moment où je me suis blessé, c’était le moment de s’assoir et de repartir sur un nouveau contrat et qu’ils m’accordent leur confiance et qu’on reparte ensembles main dans la main. Mais ils m’ont laissé seul, ils m’ont laissé gamberger. Pour que les gens le sachent aussi, à l’époque, j’ai pris un kiné qui venait travailler tous les jours chez moi à ma charge, le club n’a pas voulu me rembourser, tout ça, ça a été à mes frais, je m’en fous mais à un moment donné, un joueur, si tu le considères dans ton club, il faut l’accompagner dans les bons mais aussi dans les mauvais moments. Et ce n’est pas ce qui a été fait à ce moment-là »

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